05/10/2008

Nouvelles Malgaches

Pour moi ici tout va pour le mieux. je consacre pas mal de temps au travail (au moins une journée par semaine pourfaire le tour des douze paysans que l'on finance, une ou deux journées de marché pour acheter les animaux et les céréales nécessaires, des réunions de bilan et de réflexion...). Les missions sont vraiment interessantes et ce que nous faisons ici est très concret et à mon avis assez efficace (nous verrons d'ici quelques semaines ou mois pour les premiers remboursement). C'est d'autant plus interessant que je n'ai pas vraiment de responsable de stage et donc que les décisions nous reviennent à nous stagiaires, avec l'aide du technicien agricole malgache (Laurent) qui connait vraiment bien son affaire et est très motivé pour faire avancer les choses. Il nous sert également de traducteur sachant qu'aucun paysan ne parle Français couramment (et que je ne me suis pas encore mis à fond dans le malgache, mais j'ai déjà quelques rudiments !). C'est le seul vrai handicap de la mission mais on n'y arrive quand même.

A part ça la vie ici est vraiment magique. J'ai l'impression de passer ma
journée à travailler alors qu'objectivement on fait de petites journées. Je me lève assez tôt le matin (vers 7h) et sans réveil (il faut dire que nous avons un coq à la maison, qui commence à chanter vers 4h du matin !). Puis on prend un petit déjeuner soit à la maison soit chez Mirana, une petite boulangerie/salon de thé qui fait des viennoiseries et du pain excellent (aussi bon qu'en France). Après on travail le matin et on dépasse souvent midi. Ici les horaires n'onty pas vraiment de sens, sachant que les bus locaux (des camionnettes Mercedes ou on s'entasse jusqu'à 50 personnes !) attendent que les clients arrivent pour partir (parfois plus de 15 minutes à chaque arrêt). Autant dire que les horaires de rendez-vous sont assez aléatoire. Autrement si on ne va pas très loin, on peut prendre un pousse-pousse (c'est le moyen de transport privilégié d'Antsirabé), et là on apprend les joies de la négociation tarifaire. Je continue le fil de ma journée type : on mange dans une petite gargotte (un "hotely") entre midi et 15h : au menu une bonne grosse assiette de riz (obligatoire) et de la viande (souit du porc, du poulet ou du zébu); tout ça pour environ 2¤ ! La vie ici n'est vraiment pas très élevé, sachant que les plus pauvres travail une journée entière pour gagner environ 1500 ariary (soit moins de 1 euros). Enfin, la journée se termine rapidement puisse le soleil commence à décliner vers 16h et qu'il fait totalement nuit à 17h30. Donc objectivement les journées ne sont pas très longues ! Après soit on reste à la maison, soit des fois on va au restaurant ou on s'en sort dans les 8-9 euros par personne pour un très bon repas (comprenez foie gras, qui est une spécialité locale, filet ou entrecôte de zébu...par exemple).

Le week-end on se repose un peu plus ou on visite. Sachant que souvent le samedi on va au grand marché pour acheter des bêtes pour nos paysans. Là on passe environ 5h à négocier les prix, à attendre qu'ils baissent, à attendre que de nouvelles bêtes arrivent...bref c'est rigolo, même si la première fois j'ai pris une petite insolation à force de rester au soleil. D'ailleurs le temps ici est vraimentmerveilleux. Il fait toujours beau, le soleil cogne mais il ne fait jamais trop chaud (on est à 1500 mètres d'altitude et il y a toujours un peu de vent). Les nuits sont toujours fraîches, voire froides ce qui éloigne les moustiques. Les premières pluies commencent à arriver (on a eu une grosse pluie dimanche). Il ne pleut pas très longtemps mais les gouttes sont grosses comme des poings (j'exagère à peine).

Enfin tout ce petit récit pour vous dire que tout va bien pour moi. J'ai
l'impression que ce que je fais est utile aux autres et en même temps utile à moi-même (je découvre et j'apprends énormément).

Bruno

Aucun commentaire: